Comment améliorer un DPE G : travaux pour sortir votre logement classé G
Un logement classé G au diagnostic de performance énergétique représente la situation la plus pénalisante sur les plans réglementaire, financier et patrimonial. Pour améliorer un DPE G avec méthode, il s'agit d'engager les bons travaux au bon moment et de mobiliser les aides disponibles afin que la rénovation soit réellement efficace.
Diagnostiquer les pertes énergétiques du logement
Avant de lancer les travaux, identifiez précisément par où s'échappent les calories. Chaque zone déperditrice pèse différemment dans le bilan global; cet ordre de grandeur doit donc guider les priorités. Un logement classé G consomme en moyenne cinq à six fois plus d'énergie qu'un logement classé A.

Comprendre un logement classé G
La classe G regroupe les logements les plus énergivores, avec une consommation supérieure à 420 kWh d'énergie primaire par mètre carré et par an. Pour savoir comment augmenter le DPE d'un tel logement, mesurez l'écart à combler et repérez les postes responsables de la surconsommation. Le chauffage représente à lui seul environ 60 % de la consommation d'énergie totale d'un bâtiment : il constitue le levier central du plan d'amélioration.
- Interdiction de location : depuis le 1er janvier 2025, tout logement classé G est concerné par une interdiction de location. Les propriétaires bailleurs doivent donc programmer les travaux rapidement.
- Gel des loyers : depuis le 24 août 2022, le loyer d'un logement G ne peut plus être révisé à la hausse, ni lors du renouvellement du bail ni lors d'un changement de locataire.
- Audit obligatoire à la vente : depuis le 1er avril 2023, la vente d'un bien classé F ou G impose de remettre un audit énergétique à l'acheteur, aux frais du vendeur.
Sur le plan patrimonial, un logement classé F se vend en moyenne 18 % moins cher qu'un bien comparable classé C. Par ailleurs, près de 9 Français sur 10 ayant un projet immobilier considèrent le DPE comme un critère décisif.
Mesurer les déperditions thermiques
Comprendre les déperditions thermiques dans une maison aide à hiérarchiser les chantiers sans se disperser. La toiture concentre jusqu'à 30 % des pertes, les murs entre 20 et 25 %, les fenêtres de 10 à 15 % et les planchers bas de 7 à 10 %. Ces proportions varient selon l'âge du bâti, la configuration du sol et le fonctionnement de la ventilation.
Une lecture globale de ces ratios montre que la toiture, les murs et le chauffage concentrent à eux seuls plus de 80 % des pertes.
Auditer avant la rénovation
Un audit énergétique professionnel localise les zones déperditives, compare plusieurs scénarios de travaux et estime le gain de classes accessible pour chaque parcours. Dans le cadre de MaPrimeRénov'Parcours accompagné, cet audit est obligatoire et conditionne l'accès aux financements les plus importants. Il fournit aussi au diagnostiqueur les éléments nécessaires pour valoriser correctement les travaux réalisés.
Conservez les justificatifs, les factures, les garanties et les fiches techniques des isolants dès la conception du projet. Sans ces documents, le diagnostiqueur peut appliquer des valeurs par défaut défavorables et sous-estimer la performance thermique réelle du logement rénové.
Prioriser les travaux d'isolation thermique
L'enveloppe du logement constitue le premier poste à traiter. Tant qu'elle reste déperditive, aucun système de chauffage performant ne peut exprimer tout son potentiel.
Isoler les combles avant tout
Les combles concentrent environ 30 % des pertes de chaleur. Ils représentent donc le premier chantier d'un logement énergivore. Dans un logement classé E, leur isolation seule peut faire gagner une lettre sur l'étiquette. Pour un logement classé G, elle reste indispensable, mais ne suffit pas : pour savoir comment gagner 2 lettres au DPE depuis la classe G, il faut combiner au moins trois postes traités ensemble.
- Combles perdus soufflés : la ouate de cellulose atteint R = 3,75 m².K/W pour 15 cm d'épaisseur. Elle régule l'hygrométrie et convient ainsi aux maisons anciennes en pierre ou en terre crue.
- Laine de verre en rouleaux : 12 cm suffisent pour atteindre R = 3,7 m².K/W. Cette solution rapide et économique convient aux combles accessibles et peu encombrés.
- Laine de roche : avec une conductivité λ de 0,036 W/m·K, elle atteint R = 4 m².K/W pour 14 cm. Elle convient aux combles comme aux planchers bas.
- Certification ACERMI : des isolants certifiés ACERMI, accompagnés d'un avis technique du CSTB, sécurisent la performance déclarée et sa prise en compte dans le calcul du DPE.
Les économies sur la facture apparaissent rapidement, tandis que le bilan thermique devient suffisamment stable pour dimensionner le futur système de chauffage.
Traiter murs et planchers bas
Les murs représentent 20 à 25 % des déperditions thermiques. Ils peuvent être isolés par l'intérieur ou par l'extérieur. La formule Q = U × S × ΔT montre le rôle direct de la résistance thermique. Ajouter un isolant réduit le coefficient U et limite les pertes, quelle que soit la surface ou la différence de température. L'isolation thermique par l'extérieur (ITE) supprime les ponts thermiques et préserve la surface habitable, mais son coût dépasse celui d'une isolation par l'intérieur.
Les planchers bas représentent 7 à 10 % des déperditions. Selon la configuration du sol, l'isolation par le dessous est préférable lorsqu'un vide sanitaire, une cave ou un garage accessible est disponible. Elle préserve les revêtements intérieurs et la hauteur sous plafond. Pour l'isolation du sol en rénovation, MaPrimeRénov'et les Certificats d'Économies d'Énergie exigent une résistance thermique minimale R ≥ 3 m².K/W.
| Zone | Part des déperditions | Résistance cible | Solution courante |
| Combles | ~30 % | R ≥ 7 m².K/W | Ouate soufflée, laine de verre |
| Murs | 20-25 % | R ≥ 3,7 m².K/W | ITI ou ITE selon contraintes |
| Fenêtres | 10-15 % | Uw ≤ 1,3 W/m².K | Double ou triple vitrage |
| Planchers bas | 7-10 % | R ≥ 3 m².K/W | XPS, polyuréthane, laine de roche |
Choisir une isolation performante
Le polyuréthane PIR affiche une conductivité λD de 0,022 W/m·K. À épaisseur égale, il fait partie des matériaux les plus compacts : ses dalles rainurées, disponibles de 20 à 120 mm, conviennent aux sols et aux toitures en rénovation contrainte. Le polystyrène extrudé XPS, avec λ = 0,033 W/m·K et une résistance à la compression de 300 kPa, s'adapte mieux aux zones soumises à des charges mécaniques. Des solutions de 25 mm limitent la surélévation du sol à 27 mm, revêtement inclus, et évitent de retailler les portes.
La fibre de bois, avec λ = 0,040 W/m·K, régule naturellement l'humidité et s'accorde avec le bâti ancien. Elle nécessite toutefois 130 mm pour atteindre R = 3. En pratique, le bon dimensionnement passe par un isolant certifié ACERMI, dont les caractéristiques sont reconnues dans le calcul 3CL du DPE.
Améliorer la ventilation et les menuiseries
Une fois l’enveloppe renforcée, la gestion des flux d’air devient déterminante. Un logement mieux isolé, mais mal ventilé, accumule l’humidité, dégrade les matériaux et perd une partie du bénéfice énergétique attendu.
Une VMC améliore-t-elle le DPE ?
La ventilation contribue aux pertes globales d’un bâtiment à hauteur de 20 à 25 % des pertes totales lorsque l’installation est vétuste ou absente. Cette situation reste fréquente dans les constructions antérieures aux années 1980. Remplacer une VMC ancienne ou installer un système performant réduit ces pertes.
- VMC double flux : elle récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air neuf entrant. Ce gain est intégré au calcul 3CL du DPE et peut modifier l’étiquette énergétique.
- VMC hygroréglable : elle ajuste automatiquement les débits selon l’humidité de chaque pièce. La qualité de l’air intérieur est ainsi préservée sans ventilation excessive.
- VMC simple flux rénovée : moins coûteuse qu’une double flux, elle reste utile pour supprimer les fuites d’une installation ancienne et défectueuse, qui peuvent représenter jusqu’à 20 % des déperditions.
- Absence de ventilation : dans les bâtis antérieurs aux années 1980, l’absence totale de VMC est fréquente. Son installation devient alors un prérequis avant tout remplacement de menuiseries.
La VMC double flux est la solution la plus valorisée dans le calcul du DPE. Associée à l’isolation des combles et des murs, elle consolide les gains obtenus. À vérifier avant la pose : la puissance installée doit correspondre au volume d’air à renouveler et à la surface du logement.
Éviter la condensation et les fuites d’air
Lorsque les murs et la toiture ne sont pas encore isolés, les parois restent froides. Installer des menuiseries étanches avant de traiter ces surfaces crée un déséquilibre hygrothermique : l’humidité intérieure s’évacue moins bien et se condense sur les parois les plus froides. Le phénomène dégrade le bâti, favorise les moisissures et peut réduire le bénéfice des travaux de rénovation.
Dès que l’isolation de l’enveloppe est en place, le risque de condensation recule nettement. La ventilation peut alors extraire l’humidité produite par les occupants sans créer de nouveaux points froids. L’enchaînement est simple : enveloppe, ventilation, puis menuiseries. Cette méthode protège le bâti et améliore le confort intérieur.
Remplacer les fenêtres au bon moment
L’isolation des fenêtres, obtenue en remplaçant le simple vitrage par du double vitrage ou du triple vitrage, réduit les pertes thermiques de 10 à 15 %. Ce gain reste inférieur à celui apporté par l’isolation des combles ou des murs. Intervenir trop tôt sur les menuiseries revient à traiter un poste secondaire en laissant les principales déperditions intactes : les travaux nécessaires doivent suivre le poids de chaque perte.
En pratique, le remplacement des fenêtres intervient en fin de programme, après l’isolation des combles et des murs, lorsque la ventilation est adaptée. L’isolation des fenêtres complète alors une enveloppe déjà performante et peut contribuer au franchissement d’une classe supplémentaire. Les travaux pour améliorer le classement énergétique gagnent en cohérence lorsque menuiseries et ventilation sont intégrées à la rénovation globale de l’enveloppe.
Moderniser le chauffage pour gagner en performance
Le système de chauffage agit directement sur la consommation d'énergie d'un logement. Réaliser des travaux d'isolation avant de choisir un nouveau générateur permet de calculer la puissance nécessaire et d'éviter le surdimensionnement, souvent responsable de cycles courts, d'une usure prématurée et de dépenses inutiles.

Dimensionner le chauffage après isolation
Une isolation adaptée réduit les besoins thermiques réels du logement. Si l'équipement est dimensionné à partir des déperditions mesurées avant la rénovation, il sera trop puissant une fois les travaux terminés. Le bon dimensionnement passe par un calcul de déperditions actualisé, fondé sur les caractéristiques thermiques du logement après l'achèvement de l'isolation.
La même logique concerne le plancher chauffant hydraulique, une solution de diffusion à basse température bien adaptée à une pompe à chaleur. La source de chaleur doit fournir au moins 0,5 L/min par mètre carré pour assurer une diffusion uniforme. Pour approfondir les contraintes de mise en œuvre, l'installation d'un plancher chauffant hydraulique est détaillée dans un guide consacré à la préparation du sol, à la pose des tubes et à la mise en service progressive.
Un écart de température de 5 à 7 °C entre le départ et le retour d'eau indique généralement un équilibrage réussi : chaque boucle distribue la chaleur de manière homogène. La mise en chauffe doit rester progressive. Augmentez la température de l'eau de 5 °C maximum par jour, en partant de 30 °C jusqu'à la température cible. Ce protocole protège la chape et contribue à la durabilité de l'installation.
Choisir une solution de chauffage efficace
Plusieurs équipements peuvent aider à rénover le chauffage d'un logement classé G et à gagner plusieurs classes énergétiques. Une pompe à chaleur aérothermique ou géothermique peut générer jusqu'à 50 % d'économies d'énergie. Dans une maison d'environ 100 m², remplacer une chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air-eau peut permettre de gagner deux classes au diagnostic de performance énergétique dès la première année.
À l'inverse, lorsque le remplacement par une pompe à chaleur n'est pas envisageable à court terme, une chaudière fioul de plus de 20 ans peut être remplacée par un modèle récent à condensation. Cette option réduit la consommation jusqu'à 40 %. Les chaudières et poêles à granulés peuvent atteindre un rendement supérieur à 90 %, à condition de prévoir une installation adaptée au logement et un approvisionnement fiable en combustible.
- Pompe à chaleur air-eau : jusqu'à 50 % d'économies d'énergie; gain de deux classes possible dans une maison de 100 m² selon la configuration du sol et du réseau existant.
- Chaudière à condensation : réduction de la consommation jusqu'à 40 % par rapport à une ancienne chaudière fioul; une solution intermédiaire avant le passage à une énergie renouvelable.
- Poêle ou chaudière à granulés : rendement supérieur à 90 %; option pertinente en complément d'une isolation renforcée dans les logements non raccordés au réseau de gaz.
Des thermostats programmables ou connectés peuvent réduire la facture de chauffage de 10 à 25 % grâce à une régulation adaptée aux usages réels. Cette économie d'énergie s'obtient sans travaux structurels et constitue une mesure accessible pour améliorer rapidement un DPE sans investissement lourd.
Optimiser l'eau chaude et la régulation
Le calorifugeage des réseaux d'eau chaude sanitaire et de chauffage est une intervention simple, peu coûteuse et prise en compte dans le calcul du DPE. Elle ne demande ni certification RGE ni dépose de revêtement, et peut être réalisée rapidement en complément des autres travaux. Un chauffe-eau thermodynamique installé à la place d'un ballon électrique réduit de 8 à 10 % la consommation électrique totale du logement et peut suffire à faire gagner une classe énergétique supplémentaire.
La rénovation énergétique pour améliorer durablement le DPE d'un logement G doit donc associer chauffage, eau chaude sanitaire et régulation. Chaque élément entre dans le calcul 3CL : un chauffe-eau mal dimensionné ou des réseaux non calorifugés peuvent dégrader le résultat final, même avec un générateur principal performant. Vérifiez avant la pose le bon dimensionnement du chauffe-eau et le calorifugeage complet des réseaux : ces deux points conditionnent la performance globale obtenue après rénovation.
Financer une rénovation énergétique globale
La rentabilité d’une rénovation globale dépend autant du montage financier que du choix des travaux. Les aides financières peuvent couvrir une part significative de l’investissement, à condition de respecter l’ordre des chantiers, les exigences de performance et le recours à des professionnels certifiés.
Passer d’un logement G à D
Pour rénover un logement classé G jusqu’à la classe D, une rénovation globale associant isolation, chauffage, ventilation et eau chaude sanitaire est généralement nécessaire.
Pour sortir un logement F ou G du statut de passoire thermique, il faut généralement traiter au moins trois postes en même temps. Une rénovation globale bien conçue peut générer entre 55 et 80 % d’économies d’énergie, selon la configuration du sol et l’état initial du bâti.
- Isolation des combles et des murs : ces deux postes cumulent jusqu’à 55 % des déperditions et conditionnent le dimensionnement du chauffage.
- Remplacement du système de chauffage : à engager après l’isolation; une pompe à chaleur air-eau peut faire gagner deux classes dans une maison de 100 m².
- Ventilation et eau chaude sanitaire : une VMC double flux et un chauffe-eau thermodynamique complètent le bilan énergétique et sont intégrés au calcul 3CL du DPE.
- Menuiseries en dernier : le double vitrage intervient en fin de programme, lorsque l’enveloppe et la ventilation sont stabilisées, afin de limiter les risques de condensation.
Le diagnostiqueur doit disposer des factures, garanties et fiches techniques correspondant aux travaux réalisés.
Mobiliser les aides à la rénovation
Les aides financières destinées aux travaux pour améliorer l’isolation et le chauffage sont accessibles sous conditions. MaPrimeRénov’ Parcours accompagné concerne les rénovations d’ampleur qui exigent un gain minimal de deux classes énergétiques et au moins deux postes d’isolation, dans un logement occupé comme résidence principale et construit depuis au moins 15 ans. Les Certificats d’économies d’énergie sont accessibles sans condition de ressources, à condition de faire intervenir un artisan RGE.
L’éco-prêt à taux zéro finance jusqu’à 50 000 € sur vingt ans pour une rénovation globale apportant au moins 35 % de gain énergétique. La TVA réduite à 5,5 % s’applique de plein droit aux logements de plus de deux ans. Le recours à un professionnel RGE conditionne toutefois l’accès à la majorité de ces dispositifs. Pour une vision complète des travaux pour améliorer sa performance énergétique, un guide dédié présente les priorités, les obligations réglementaires et les conditions d’éligibilité, poste par poste.
Sécuriser le nouveau classement énergétique
Une fois la chape sèche et les travaux achevés, la mise à jour du diagnostic de performance énergétique doit être confiée à un diagnostiqueur indépendant. Transmettez-lui l’ensemble des justificatifs : ce document actualisé officialise le nouveau classement, lève, le cas échéant, l’interdiction de location et valorise le bien sur le marché immobilier. Un audit de clôture permet aussi de vérifier que la performance réelle correspond aux objectifs fixés au départ.
Le nouveau DPE intègre les postes améliorés : isolation, chauffage, ventilation, eau chaude et calorifugeage. La qualité du dossier documentaire peut faire la différence entre une classe D et une classe C sur l’étiquette finale, selon les justificatifs transmis au diagnostiqueur.
Sur le plan réglementaire, un logement sorti de la classe G retrouve sa capacité locative et son potentiel de valorisation. La rénovation globale répond à une obligation, mais elle améliore aussi le confort quotidien et réduit la facture énergétique. Les économies se mesurent dès la première saison de chauffe, tandis que la valeur du bien bénéficie d’une meilleure performance thermique.
Foire aux questions
Pour gagner deux classes depuis la classe G, une rénovation combinant au moins trois postes de travaux est généralement nécessaire. Le bon dimensionnement passe par un ordre logique : traiter d’abord les combles, responsables de jusqu’à 30 % des déperditions, puis les murs et la ventilation. Les planchers bas et les menuiseries viennent ensuite, selon la configuration du logement.
Le remplacement du chauffage par une pompe à chaleur air-eau peut, à lui seul, faire gagner deux classes dans une maison de 100 m². Cette progression suppose toutefois que l’isolation soit déjà traitée, afin de permettre un dimensionnement adapté. Le parcours accompagné de MaPrimeRénov'exige précisément un gain minimal de deux classes pour ouvrir l’accès aux financements bonifiés.
Dans un logement classé G, la priorité porte sur les combles et le chauffage. Ces deux postes concentrent à eux seuls plus de 85 % du problème énergétique dans la majorité des logements concernés. Un audit énergétique professionnel permet d’identifier les zones déperditrices et de comparer plusieurs scénarios de travaux, avec leur gain de classes estimé.
La ventilation doit être prévue dès que l’enveloppe devient plus étanche, pour limiter l’accumulation d’humidité. Les menuiseries restent utiles, mais interviennent plutôt en fin de programme : cette séquence évite de déséquilibrer l’hygrothermie du bâti.
Oui. Une VMC double flux récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air neuf entrant. Ce bénéfice est intégré au calcul 3CL utilisé pour établir le diagnostic de performance énergétique. Une VMC ancienne et défectueuse peut représenter entre 20 et 25 % des déperditions d’un logement; son remplacement par un système double flux performant réduit donc les pertes et la consommation de chauffage.
La ventilation hygroréglable constitue une alternative moins coûteuse. Elle ajuste les débits selon l’humidité des pièces et peut améliorer de façon mesurable l’étiquette énergétique finale.